Une étude publiée dans le British Journal of Dermatology révèle que la présence de certaines bactéries cutanées est associée au bien-être psychologique, des opportunités d'ouverture pour des produits qui unissent l'esthétique, la santé et la qualité de vie.
Unilever a annoncé les résultats d'une recherche pionnière qui renforce le lien entre le microbiome cutané et le bien-être psychologique, consolidant une nouvelle frontière pour l'industrie mondiale des soins personnels. L'étude, développée en collaboration avec le Microbiome Innovation Center et le Brain & Behavior Lab de l'Université de Liverpool, a été publiée dans le British Journal of Dermatology et offre des preuves sans précédent sur le rôle des bactéries cutanées en santé mentale.
L'enquête a analysé les échantillons prélevés dans quatre zones du corps – visage, cuir chevelu, avant-bras et aisselles dans un groupe de 53 adultes. En plus de la caractérisation microbiologique, les participants ont répondu aux questionnaires sur le stress, l'humour et les perceptions de bien-être liées à la peau et à l'expérience quotidienne des soins personnels. Les résultats ont indiqué que des niveaux plus élevés de Cutbacterium, une bactérie courante de flore cutanée, sont liés au stress perçu le plus bas et à une meilleure humeur, en particulier dans le visage et les aisselles.
Cette découverte renforce le concept de «l'axe du cerveau cutané», qui décrit la communication bidirectionnelle entre la peau et le système nerveux central, dans lequel les conditions psychologiques influencent la santé de la peau et, inversement, le microbiote cutané a un impact sur l'équilibre émotionnel. Pour Unilever, cette connexion représente une opportunité stratégique de développer des solutions qui transcendent la fonction cosmétique traditionnelle et progressent vers une approche thérapeutique et holistique.
«Les consommateurs d'aujourd'hui ne dissocient pas la beauté du bien-être. Ils recherchent des produits qui soutiennent à la fois l'apparence et la santé mentale et la qualité de vie», renforce la société dans un communiqué. Sur la base de ce principe, la société projette la prochaine génération de produits d'hygiène et de beauté: des formules qui non seulement respectent, mais optimisent également le microbiome cutané, élargissant les avantages physiques et émotionnels des soins quotidiens.
Depuis 2003, Unilever a mené des recherches dans le domaine des microbiomes, accumulant plus de 100 brevets et l'une des plus grandes bases de données sur le microbiome cutané humain au monde, avec plus de 30 000 échantillons analysés. Ce savoir-faire a déjà été appliqué à des marques telles que Dove, Vaseline, Ponds et Dermaologic, qui intègrent des technologies pour soutenir l'équilibre microbien de la peau.
L'étude marque une étape décisive vers une nouvelle catégorie de produits qui peuvent être considérés non seulement comme des cosmétiques, mais comme des outils de promotion de santé et de bien-être intégrés. Pour l'industrie, la découverte fait de la place pour les récits d'innovation alignés sur la demande croissante de solutions qui unissent la science, l'auto-garde et l'impact positif sur la vie des consommateurs.