Le texte attend la sanction présidentielle et établit des mesures pour stimuler des méthodes de test alternatives
La Chambre des représentants a approuvé, le 9 juillet 2025, le projet de loi qui interdit l'utilisation d'animaux vivants vivant dans des tests de produits d'hygiène personnelle, de cosmétiques et de parfums au Brésil. La proposition va maintenant à la sanction du président Luiz Inacio Lula da Silva.
Rédigé par l'ancien député Ricardo Izar (SP), le projet de loi a été initialement approuvé en 2014, mais a dû revenir à l'ordre du jour après les modifications apportées par le Sénat. Le texte interdit l'utilisation de tests animaux pour évaluer l'efficacité, la sécurité ou la toxicité des produits et des ingrédients.
Les exceptions ne seront autorisées que dans les cas de risque grave pour la santé publique et lorsqu'il n'y a pas de méthodes de substitut validées, sur l'autorisation du Conseil national pour le contrôle de l'expérimentation animale (concea).
Selon le Rapporteur Ruy Carneiro (Somos-PB), la proposition représente une avance éthique et scientifique. « Utiliser des animaux dans les tests de l'industrie au Brésil plus jamais », a-t-il déclaré.
La mesure empêche également l'utilisation de données d'essais animaux pour autoriser les produits dans le pays, sauf lorsque les réglementations internationales sont requises en dehors du secteur cosmétique. Dans de tels cas, les fabricants ne pourront pas utiliser d'étiquettes avec des timbres tels que «sans cruauté».
Le projet indique également que les autorités sanitaires adoptent, jusqu'à deux ans, des mesures pour favoriser des méthodes de test alternatives telles que les modèles de calcul, les cultures cellulaires, les organoïdes et la bioimpression 3D.
Malgré des suggestions pour augmenter les amendes, les montants déjà prévus par la loi ont été maintenus: entre 1 000 R $ et 5 000 R $ pour les particuliers et de 5 000 R à 20 000 R $ pour les institutions qui ne se conforment pas.
La proposition a été soutenue par différentes parties. Le député Célio Studart (PSD-CE) a classé les tests sur les animaux comme «inacceptables au 21e siècle», et Mme Duda Salabert (PDT-MG), activiste végétalienne, ont célébré la mesure comme une réalisation personnelle.